Univers de Niena





Pourquoi est-ce que j'ai créé le Queer Violentomètre ?
La création de ce violentomètre, s’inspire de celui du Centre Hubertine Auclert et En Avant Toute(s) ! qui n’est pas adapté aux relations Queer, puisqu’il cible les femmes cis-hétérosexuelles en couple. En tant que sexothérapeute et thérapeute conjugal·e Queer, j’accompagne régulièrement des victimes de violences conjugales et/ou intra-communautaires qui ont urgemment besoin d’outils prenant en compte leurs spécificités. Une approche universaliste ne permet pas un accompagnement adapté et respectueux, puisqu’il ne suffit pas de dire « les mécanismes des bourreaux sont les mêmes peu importe l’orientation sexuelle ou l’identité de genre » ou encore « la prise en charge est la même pour tout le monde » parce que c’est totalement faux. Cela traduit une méconnaissance et un désintérêt pour les spécificités des violences au sein des relations Queer. Il est impératif que nous nous saisissions tous·tes d’outils adaptés. Je l’ai partagé en Janvier 2025, sur les réseaux sociaux. Il a été relayé massivement, puis des universitaires, pro. de santé, personnes concernées et alliées, associations et collectifs, s’en sont saisi·es en France, Belgique et Suisse francophone. J’ai sensibilisé l’équipe du Griffon (centre de santé sexuelle communautaire Queer) à Lyon, ainsi que les conseillères conjugales et familiales des CPEF/CSS du Nord-Pas-de-Calais. J’ai animé un temps d’échange pour La Place des Grenouilles. J’ai collaboré avec equal.brussels pour l’inclure dans un guide pour formateur·ices et donnent souvent mon autorisation pour son adaptation. Je l’ai retrouvé, en dehors des réseaux sociaux et des repartages, sur le site internet de la mission égalité-diversité de l’université Lyon 1, sur le blog de Petite Loutre, dans les ressources d’associations (Hélices, Espace Pluriel, CVFE, France Victime Aisne, Planning Familial Lens, Fédération Prisme ...) et aussi sur la page Wikipédia dédiée au violentomètre.

